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Prochainement

LE week-end 2012

st-ceneri
Le week-end en Orne et Mayenne aura laissé de sacrés souvenirs...

 

Un album photos et un récit:

 

Les Alpes mancelles, à quelques encablures de la Suisse normande... Certains n'avaient pas hésité à prendre leurs bâtons de ski. La neige n'est pas rare au début de l'été lorsqu'on prend de la hauteur.

Eh bien non, la Musaraigne n'a pas perdu la tête. Quand les membres qui la président organisent, elle ne prend pas de risques. Il reste suffisamment de degrés au-dessus de zéro pour éviter ce genre de péril. Et si les bâtons sont parfois restés coincés entre deux roches ou ont dérapé sur les pierres glissantes du dimanche, leur planté n'a pas rencontré la poudreuse.

 

Le samedi, nous eûmes même le droit à un soleil revigorant pour découvrir les charmes des environs d'Avorton et les méandres de la Sarthe. Magnifique décor niché aux confins de la Mayenne, de l'Orne et de la... Sarthe avec vue imprenable, l'après-midi, sur Saint-Ceneri-le-Gerei, petit village de caractère. C'était chouette aurait dit l'artiste-forgeron du coin qui aurait transformé habilement notre rando-balade en chemin de croix si celle-ci avait été plus pentue.

Tout effort méritant récompense et toute naissance (bienvenue à Angèle) supposant arrosage, le champagne coula dans les verres, prélude à la trempe administrée à l'équipe de France de football, le soir même, et à la bonne trempette du lendemain.

Mais il n'y eut pas que du liquide. A Avorton, les organisateurs avaient testé à plusieurs reprises, selon de bonnes sources, un petit resto sympa et convivial. Il ne faisait pas encore un temps de canard mais le pavé du volatile fut apprécié et la tarte Tatin dégustée alors que l'Espagne plantait sa deuxième banderille dans le coq gaulois. Dur, dur pour ceux qui avaient choisi de quitter prématurément leur assiette pour jeter plus qu'un œil sur le petit écran et qui revinrent sous les lazzi de ceux qui n'en avaient rien à faire. On peut les comprendre.

 

La digestion ne perturba pas la profondeur de la nuit. Et avant que Carmen ne pointe le bout de son nez, les yeux gonflés par un sommeil probablement plus agité, Paulette qui avait enfourché son balai de 23 h jusqu'à l'aube et la petite troupe de la Musaraigne avaient fait le nécessaire. A l'inverse des prénoms, tout était dans l'ordre et l'état des lieux ne posa aucun problème. Dolores aurait fait le même constat. On peut parfois surprendre les Espagnol(e)s.

Quelques heures plus tard, on était un peu moins propres. Et les curistes de Bagnoles-de-l'Orne qui visitèrent les halles de la commune firent un autre état des lieux. Ils y trouvèrent une bande de marcheurs plus ou moins crottés, plus ou moins humides (deux d'entre eux avaient eu la bonne idée de se couvrir d'un parapluie), plus ou moins vêtus. Après une matinée où la pluie nous épargna en partie dans les gorges de Villiers, les chants à la chapelle Saint-Antoine et le rappel, par Georgette, de l'existence de Sainte-Radegonde, eurent pour effet de déchainer les éléments au moment du pique-nique. Notre passage au Prieuré de Saint-Ortaire où frère « Joco » nous libéra de nos petits cailloux (vous allez mieux ?) n'y changea rien. Drôle de miracle : le rosé continuait à se changer en eau...

Il fallut donc se mettre au sec à l'arrivée des navettes et absorber thé, café, chocolat ou demi-pression pour faire grimper la température avant de prendre le chemin du retour. L'appel du lac, l'enchantement de la forêt, l'accueil du gite, les plaisirs de la table, chapeau aux organisateurs d'avoir rassemblé tant de bonnes et belles choses en si peu de temps... On prendrait bien un peu de rab.

Jean-Luc